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En 1971, à partir d'un club de couture et de sections éparpillées à travers le village alors en pleine expansion démographique, réaliser un patchwork d'activités culturelles et de loisirs n'était pas banal. C'est ce qu'ont réussi quelques personnes éclairées, enthousiastes, après une enquête approfondie auprès de la population pour connaître ses aspirations.

Les pesanteurs sociologiques furent battues en brèche. Le défi d'associer CULTURE et LOISIRS, en prenant exemple sur des statuts d'associations, fut relevé. Ainsi l'Association Culture Loisirs (A.C.L.) a été reconnue officiellement il y a trente cinq ans. Elle reçut l'agrément "d'éducation populaire" du Ministre de tutelle en 1976.

Mais le problème des locaux, catalyseur de tous les mécontentements dans un village aux faibles moyens d'investissements, se posa. Une opportunité se présenta lorsque la municipalité, pressée par les effectifs scolaires, dut construire une école maternelle. C'est ainsi qu'une équipe mixte – municipalité-A.C.L. – fut constituée pour étudier la réalisation d'une grande salle et d'un ensemble de locaux destinés à l'animation socio-culturelle dans le vide sanitaire sous l'école. Ceci laisse imaginer les aléas et difficultés de toutes sortes qu'il a fallu surmonter pour un projet novateur, associant pour la première fois domaine public et domaine privé, en l'occurrence un ensemble socio-culturel intégré dans un bâtiment scolaire : cela aussi n'était pas banal !

Qui veut la fin, veut les moyens ! Charles MEYER, le premier président de l'ACL, de l'origine à 1998 alla frapper à toutes les portes : au service "Jeunesse et Sports", au Conseil départemental des Mouvements et Institutions de Jeunesse, au Conseil Général et surtout à la Caisse d'Allocations Familiales. Le sous-directeur de la CAF fut un guide et un conseiller indispensable et le projet fut subventionné. Sa concrétisation servit d'exemple en d'autres lieux.

L'ACL devait être locataire et gestionnaire de plein droit par un bail de longue durée. La motivation dut encore se montrer patiente, mais toujours déterminée, tant furent longues les tractations, luttes, déboires, déceptions que connut le premier président.

L'école maternelle fut inaugurée en septembre 1975. La construction du sous-sol ne put être commencée qu'en 1976 et une équipe de seize personnes, de tous âges, actionnée à l'huile de coude, dans l'enthousiasme, vit la sortie du tunnel. Leur dévouement mérite d'être relevé. Des empreintes allaient être posées sur le sable du temps !

Après six mois de travail, 180 m² de locaux prirent corps. L'inauguration officielle suivit, le 18 juin 1976. Dans cet ensemble, les locaux polyvalents (salle Inwiller, cuisine et sanitaires) devaient être gérés par une commission mixte : municipalité-ACL.

Mais le meilleur projet a ses lacunes. Entre souhaits et possibilités des correctifs furent apportés, des équipements complétés (installation du système de sécurité ; insonorisation et ventilation ; adaptation du mobilier en salles) par les financeurs suivants : commune – CAF – Conseil Général – Jeunesse et Sports et l'ACL. Comme pour une fusée à placer sur orbite, la poussée des effectifs et des activités allait crescendo, en fonction d'une même énergie : le BENEVOLAT. Des groupes de danse, les clubs costume, activités physiques, cuisine, clubs de langues (allemand et anglais), artistiques (peinture sur bois et étoffes), cercle de jeux virent le jour. Une salle destinée au club photos (argentiques à l'époque) et à la poterie laissa augurer de beaux diaporamas, des projections éblouissantes.

En 1987, avec la création de l'UAF (Union des Associations de Flaxlanden), l'ACL s'intégra à toutes les forces vives de la commune (la musique, le basketball, les boulistes, l'Union Saint-Wendelin, les anciens combattants) pour donner une nouvelle image de marque au village tout en galvanisant l'esprit sociétaire. L'ACL prit une part active à tous les évènements locaux : la marche populaire, la fête de la pomme, le téléthon ou les évènements nationaux. Ainsi, elle a par exemple su œuvrer pour la rénovation de l'église paroissiale et de son orgue.

De 1998 à 2016, sous quatres présidences (Pierre WALTHER, Claire COSTE-CHARREYRE, François SPECKLIN, Max PASQUIERS) l'ACL a connu un nouvel essor et dépasse dorénavant les 300 adhérents ; les statuts ont été revus et actualisés, la gestion des comptes informatisée, les assurances généralisées et la panoplie des activités enrichie (initiation et perfectionnement en informatique, traitement des photos numériques, gym tonique, club de judo et de jujitsu.

Mais la plus belle médaille a son revers. Durant cette période décennale, les locaux à peine rénovés en 1999 furent dégradés par les boues en juin 2002, ce qui jeta la consternation dans les rangs des élus comme de l'Association. La catastrophe fut circonscrite grâce aux concours administratifs et à de bonnes volontés. Plusieurs autres secousses, mais cette fois d'ordre administratif et internes durent être conjurées. Elles amenèrent des impulsions au niveau du Conseil d'Administration. L'ACL, parvenue à l'âge adulte cherche autant que faire se peut à favoriser le bénévolat, continue de faire appel à des vocations altruistes. Son passé lui dicte de continuer sur sa lancée, en associant :

la CULTURE, qui dit-on souvent est ce qui reste quand on a tout oublié et le LOISIR, qui est ce que l'on gagne quand le professionnel peut se faire oublier.